L’ARCHE DE NOE ET LA SCIENCE
L’arche de Noé, après des siècles et des siècles de christianisme est devenu un objet culturel qui semblait aller de soi il y a encore peu même dans le milieu scientifique ; nombre de géologues et de biologistes partaient encore au XXème siècle à l’aventure sur les traces génésiques de l’humanité. Pour le croyant, Dieu, voyant la méchanceté des hommes, avait décidé de les noyer. Noé, homme juste et intègre, avait trouvé grâce à ses yeux et reçu le plan à suivre.
D’après la Genèse : « L’Eternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur terre et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal.
Et l’Eternel dit : j’exterminerai de la face de la terre l’homme que j’ai crée, depuis l’homme jusqu’au bétail, aux reptiles et aux oiseaux du ciel, car je me repens de les avoir faits. Mais Noë trouva grâce aux yeux de l’Eternel… »
« Alors Dieu dit à Noë : la Terre est remplie de violence. Fais-toi une arche de bois de cyprès. Tu disposeras cette arche en cellules et tu l’enduiras de poix en dehors et en dedans.
Elle devra avoir 150 m de long, 25 m de large et 15 m de haut, tu feras à l’arche une fenêtre, que tu réduiras à 50 cm de haut, tu établiras une porte sur le côté de l’arche et tu construiras un étage inférieur, un second et un troisième… »
« Dieu se souvint de Noë et Dieu fit passer un vent sur la Terre et les eaux se retirèrent. Au bout de 40 jours, Noë ouvrit la fenêtre qu’il avait faite à l’arche, il lâcha le corbeau puis la colombe pour voir si les eaux avaient diminué sur la Terre. Noë ôta la couverture de l’Arche ; il regarda et ouï, la surface de la Terre avait séché. Alors Dieu parla à Noë en disant : « Sors de l’arche, toi et ta femme, tes fils et tes belles-filles. Fais sortir avec toi, tous les animaux de toute chair qui sont avec toi : qu’ils se répandent sur la Terre et qu’ils soient féconds et multipliez sur la Terre.
Les fils de Noë étaient Sem, Cham et Japhet. C’est leur postérité qui peupla toute la Terre. »
Après l’holocauste qu’il offrit à Dieu, celui-ci promit de ne plus jamais nous détruire par les eaux. Voilà l’histoire rabâchée oralement, diffusée par l’écriture dès Gutenberg mais aussi largement utilisée dans l’iconographie.
A la lecture du texte peuvent surgir mille questions. La première qui se posait au scientifique qui abordait le sujet sous l’angle de la météorologie et de la géologie portait sur l’universalité du déluge. Le reste suivait. Y avait-il des saisons à cette époque ? Quelle est la date du déluge ? Toute la terre a-t-elle été inondée ? Et d’où venait l’énorme quantité d’eau capable de recouvrir les plus hautes montagnes ? Y avait-il des montagnes ? Ces eaux venaient-elles des abysses souterraines ? ou bien du firmament ? Est-ce pur miracle ou bien la cause est-elle simplement tectonique (Ensemble des mouvements, des déformations de l’écorce terrestre ayant affecté des terrains géologiques postérieurement à leur formation) ? Et où est passée toute l’eau ? Les spéculations allaient bon train qui dérangeaient les dogmes de l’Eglise imposant ses visions mais c’est de questionnements critiques de ce genre que naîtront sans doute les sciences de la terre.
Vers 1830, Lyell fait paraître son « Principes de géologie » (véritable acte de naissance de la géologie moderne). Le déluge est sans cesse évoqué dans le premier chapitre ainsi que les spéculations de l’époque. Sa théorie fournit les thèmes majeurs à la spéculation théologico-philosophico-scientifique qui conduisit à la démytisation progressive du récit biblique. Il ne va pas sans dire que cette libido sciendi ou désir démesuré de savoir ne plaisait pas aux autorités éclésiastiques et ce n’est qu’à la fin du XIXème siècle que la critique scientifique atteindra son développement complet, l’institution scientifique ayant acquis du poids et une certaine autonomie. Le conflit science/religion, né quatre siècles auparavant, prit alors une tournure socio-culturelle précise qui scindait le pays en deux camps dont beaucoup étaient ou sont chrétiens avant tout. Ce long processus de rationalisation s’est déroulé à l’intérieur de la pensée chrétienne. C’est parce qu’on voulait une explication rationnelle du déluge dans le cadre d’une exégèse physico-théologique que se sont développées les théories scintifiques qui se retournèrent plus tard contre la religion.
Les hérétiques ou mauvais chrétiens nous ont en fait ouvert les voies de ce processus de rationalisation. Contrairement à ceux qui y voit un miracle de Dieu, les rationalistes pensaient que ce dernier opérait par des causes secondes et qu’on pouvait expliquer le déluge à l’aide des seules lois naturelles. La religion était à la fois un stimulant et un obstacle. A vouloir s’opposer systémétiquement aux dogmes de la bible (Quirini) ou bien faire coincider la Génèse et la réalité du terrain (Woodward), les premiers géologues débouchaient sur des impasses. On pensait par exemple que les fossiles retrouvés en montagne étaient la preuve irréfutable du déluge. Or, l’on sait maintenant qu’ils sont antérieurs à la formation de la montagne (orogénèse). D’autres théories se transformaient en chimères et l’imagination zoologique n’en était pas moins stimulée.
Du jour où l’on commença à connaître et à classer le vivant, un autre problème majeur se posa : comment faire entrer toutes les espèces dans l’arche puisqu’elles n’auraient survécu que grâce à elle. L’arche devait être forcément immense, titanesque pour accueillir des couples. Plus on découvrait d’espèces, moins il devenait possible de croire à une telle histoire. Même en excluant les poissons et les hybrides faits par croisement contre-nature (mulet par exemple) ou en embarquant par genre plutôt que par espèce. Mais si l’eau du déluge était salée, les poissons d’eau douce durent en mourir et vice-versa. A moins qu’il n’y ait eu moins d’espèces au temps anté-déluvien. On croyait aussi à la génération spontanée des insectes qui n’avaient donc pas besoin d’arche.
Au retrait des eaux, l’arche s’est retrouvée proche du mont Ararat (Asie mineure). La découverte de l’endémisme géographique a rajouté de la complexité au problème. Comment les animaux amérindiens ont-ils bien pu se rendre si loin à un endroit séparé par un océan. Comment a fait l’aï, ou paresseux, pour se retrouver en Amérique du sud ? lui qui est si lent. Et pourquoi n’y a t-il qu’en Australie qu’on croise des kangourous ? Plus la science et le mode de déplacement nous ouvraient au monde, plus les questions affluaient et moins nous croyions au mythe de Noé.
Les interrogations provoquées par l’arche évoluaient avec la technique. De quel matériaux était fait ce bateau ? Selon quel plan ? Comment s’organisait la vie à bord ? Copulait-on ? Si oui, où trouver la place pour les nouveaux-nés ? Comment a-t-on pu nourrir autant d’animaux pendant quarante jours ? Peut-être en les donnant à manger aux carnivores. Les païens avaient aussi leur légende d’un déluge, notamment les amérindiens. L’universalité de l’événement une fois de plus démontrée ? Rien ne prouvait que le déluge des uns et celui des autres étaient contemporains. Puis, à la découverte de tablettes de terre cuite assyriennes, il fallu admettre que le récit biblique n’était qu’une adaptation de mythes et de légendes antérieures, souvent d’origine chaldéenne. Le défenseurs de la Bible ne démordaient pas et ont même essayé de faire croire, à partir d’une étrange inscription hébraïque, que Noé s’était installé en Autriche après le déluge ! Les germains descendants des hébreux. En tout cas, la culture du XIXème siècle sera, vers la fin, très influencée par ce mythe ; peintres, poètes et dramaturges s’en emparent (L’ivresse de Noé, l’irrévérence de son fils Cham), mentionnant au passage de sombres histoires d’inceste et de castration.
Qu’en est-il aujourd’hui ? La Bible ne semble plus vouée à nous apporter la connaissance mais délivre un message spirituel. Son problème est le salut. Il ne sert donc à rien d’opposer le discours scientifique et la parole de Dieu. D’autant plus que l’Eglise s’est emparée de la science ; nombre de prêtres sont des chercheurs. Si la Bible a pu prétendre dire la vérité dans tous les domaines, ce fondamentalisme a décliné jusqu’à être mis en veilleuse. En 1899, le « dictionnaire de la Bible » concède et envisage trois possibilités : 1) L’universalité du déluge a été absolue et géographique, 2) Elle a été relative et limitée au terres habitées, 3) Elle a été restreinte à une partie de l’humanité seulement. Notons qu’universalité restreinte est un oxymore. Le recul de l’Eglise est encore plus marqué dans le « Dictionnaire apologétique de la foi catholique » de 1925. L’universalité est donnée comme seulement relative. Le coeur n’y est plus et ils sont de moins en moins nombreux ceux qui croient au miracle. Pierre Thuiller terminera cet article en écrivant « de Tertullien aux temps modernes, on constate une remarcable continuité dans l’histoire culturelle du déluge : la même tension s’exerce entre une attitude fidéiste et une attitude critique, entre le désir de croire et celui de comprendre. » Mais, si la science paraît avoir vaincu, il n’est pas sûr que tout le monde ait pu entériner cette transformation. Les débats pourraient à n’importe quel moment reprendre sur le nombril d’Adam.
15 mai 2009 à 20 08 14 05145
Le message spirituel? Beaucoup de lieux communs (fais pas ci, fais pas ça), de contes-et-légendes, de préceptes absurdes, d’histoire romancée et édifiante. Ce n’est pas « nos ancêtres les gaulois » mais c’est de la même eau. Mais chacun pense ce qu’il veut!
Que la force soit avec toi!
15 mai 2009 à 20 08 29 05295
Pour le cas Noé, la science a gagné sur tous les plans contre les fondamentalistes qui l’ont mise en veilleuse. 4 siècles de débat tumultueux quand même.
Baisser la garde aujourd’hui serait une grottesque erreur qui nous ramènerait, avec notre cher président pro-religion, vers quelque chose qui ressemblerait à la sainte inquisition mais très modernisée, technologisée. Ô mores, ô tempora…
24 mai 2009 à 20 08 21 05215
Simple précision : les premiers scientifiques sont chrétiens, croyants, jamais athées ou ne l’affichent pas. On peut considérer que les adeptes de Noé présentaient eux aussi une vérité, une science donc. Certains sont devenus ces fondamentalistes, voulant que les découvertes coincident absolument avec les textes bibliques ; les autres se sont progressivement émancipés de la religion et des croyances, donnant ces chercheurs qui, pour être objectifs, s’effacent dans l’observation (ils ne sont plus sujets), empêchant du coup toute subjectivité dans l’explication scientifique. La science se veut glaciale et ne dire que le comment. On verra que parfois elle flirte de près avec la métaphysique qui elle veut dire le pourquoi.
15 mai 2009 à 21 09 08 05085
Mais alors… On m’aurait menti ???
15 mai 2009 à 21 09 16 05165
Y faisaient pas exprès, c’est une pathologie répandue. Le but de mes premiers articles, c’est de démystifier pas mal de choses et pas que du cul-béni, la vie quotidienne croustillant d’exemples d’enfermement dans le faux. Le vrai n’est jamais évident, on le verra au prochain tirage de post un peu plus sérieux.
15 mai 2009 à 22 10 05 05055
oui effectivement article de haut vol !
Parfois je dépose l’esprit scientifique pour pouvoir savourer des légendes
…le rêve m’est necessaire , mais pas la bondieuserie , qui se permet de véhiculer des fausses vérités ….
Ouais , super article !
BISES
SIALMA
15 mai 2009 à 22 10 37 05375
Moi, c’est la science qui fait mes rêves, mais pas de tubes en verre ou de souches mutantes ; la connaissance du vrai seulement. Le graal qu’on ne détient jamais définitivement, un simple entraperçu fuyant dans le réel, une chose impalpable qui n’en fait qu’à son air. La vérité qui dérange ou dont on s’arrange malhonnêtement.
Les légendes, les mythes, les croyances me servent pour mettre de la netteté dans ce que je pense en moi, par moi et pour moi. Je vous offre tout ça en écrits, parfois grossiers, tantôt de plus haut vol, comme tu dis.
16 mai 2009 à 12 12 04 05045
Les débats ont déjà repris sur le nombril d’Adam. Il y a aux Etats Unis une mouvance qui remet en cause la théorie de l’évolution, tenant pour vraie et absolue l’histoire d’Adam et sa côtelette ! Et ces obscurantistes moyenâgeux font du lobying à qui mieux-mieux…
16 mai 2009 à 12 12 27 05275
C’est sûr que la bête semble immortelle, surtout aux states. Le prochain article portera sur une réflexion de Jacques Bouveresse à propos du vrai et du faux. Tu verras que pour un pays où l’instruction est jugée de haut niveau, les citoyens arrivent à croire à n’importe quoi sauf ce qui est vrai.
On croît volontiers au faux sans preuve, plus qu’au vrai démontré. Mon entourage fonctionne ainsi, laissant un champ ouvert à ce que Voltaire nommait « l’infame ». Il ne faut jamais baisser la garde et le seul moyen de lutter contre les préjugés c’est de posséder la connaissance du mieux qu’on le peut.
17 mai 2009 à 0 12 16 05165
Ouais,vive la science!!!
En l’occurrence dans ce cas précis,cette croyance parait tellement absurde que je me demande à quoi bon essayer de contrer cela par la science…
Cela dit c’est vrai qu’il y a aujourd’hui des gens pour croire aux théories
créationnistes…ça parait dingue….Et pour le coup cela remet en cause pas de choses scientifiques. Ce n’est quand même pas l’ignorance qui pousse les gens à croire de telles stupidités!!! Il y a autre chose…Il doit leur manquer chose….le religieux qui empêche de se confronter à la réalité?
Le religieux qui permet aux salauds de cautionner leur saloperies?
Perso je ne pense pas que ces gens pieux cherchent à lutter contre les préjugés….au contraire ils aiment cela!!! Alors même la science,le factuel ne peut pas grand-chose contre cet élan…divin???
C’est un peu ton dogme contre ma norme….un peu….et le combat peut durer un bon moment!!
17 mai 2009 à 11 11 55 05555
Au départ, il n’y a pas que des salauds qui mentiraient. Ils y croient fermement et commettent le plus souvent des paralogismes puisqu’à la base ils partent du principe que le merveilleux est de ce monde. D’ailleurs, qu’est-ce qui prouve qu’ils se trompent ? Seule la méthode réflexive scientifique conduit à déceler quelque chose qui ne colle pas.
Comme tu dis, la confrontation au réel leur est difficile : à leurs yeux, le réel n’est pas beau et le merveilleux donne un sens à la vie qui, sans dieu, le perdrait. Toute l’oeuvre de Camus le montre.
Si j’ai commencé par ce texte, c’est justement pour donner le la en matière de croyance, de vrai et de faux. Nul ne peut affirmer le degré où il se trouve, incapable qu’il est d’échapper à ses conditionnements et à ses préjugés.
Si j’ai pris l’exemple du fait religieux, j’aurais pu commencer par plus ordinaire. Car nous nous comportons exactement comme ces gens qui affirment par croyance sans jamais pouvoir rien prouver ni démontrer. Le mode performatif est ce qui a de plus courant dans nos débats, il suffit de dire pour que ce soit vrai. Nul besoin d’argumenter, de citer des sources, de vérifier. Ce qui compte, c’est d’avoir raison, toujours. Et nous mélons à la raison tout notre irrationnel, nos phantasmes, nos certitudes.
Nos cerveaux ont plus de chance de résonner que de raisonner.
17 mai 2009 à 12 12 09 05095
Ton cartésianisme aussi rigide que le dogme religieux me fait frissonner froidement Alzaz. Il n’y a pas qu’une seule Vérité. Elle est multiple. Et tout ne s’explique pas. Il ya des choses Inexplicables qui nous font agir et agissent. Le processus créatif à l’échelle même humaine est inexplicable. Ces Mystères sont la Poésie de la Vie. Whynot Charlotte ?
17 mai 2009 à 13 01 41 05415
Comme poésie, je n’ai pas besoin de merveilleux improbable. Je te conseille ce livre de Jean-Pierre Luminet (rien que le nom de l’auteur me fait rêver et c’est un astrophysicien) « Le bâton d’Oeuclide (ou Le roman de la bibliothèque d’Alexandrie)« . La science (=savoir et connaissance), un songe plus magique que tout ce que l’imaginaire peut inventer. Hamlet le dit si bien à Horatio : « Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre que ne peut en rêver ta philosophie« . Mais la spécificité de l’humain, c’est de chercher à comprendre et à expliquer. La majorité, par facilité et par paresse, n’est pas sur cette voie, préférant planer dans l’inexplicable qui fait magique. D’autres, bien moins nombreux, voient plutôt de l’inexpliqué et s’acharnent à le connaître. Vain à l’échelle cosmique, immense à l’échelle de l’humanité.
La physique contemporaine, mélange de Newton, d’Einstein, de Bohr et de mystères à relever, dépasse en prodige tout ce que nos limites nous offrent en illusions, même les plus belles. Evidemment que le monde est toujours plus, il est sans limite. Si le fait de se poser des questions est une preuve de rigidité, alors (je ne sais si le terme est bien pertinent) je suis d’une extrême rigueur. Je ne laisse rien passer au nom de la poésie que je n’entends pas de la même manière. « Poésie » signifiait, chez les grecs antiques, « fabriquer« . Les philosophes n’ont fait que conseiller de fabriquer du Vrai mais le poète est libre.
Donc, pas cartésien autant que tu le dis, Descartes est un idéaliste et je suis matérialiste. René a dit beaucoup de conneries reprises par les autres, notamment Malebranche. Si c’est la méthode d’investigation que tu remets en cause, explique ça aux étudiants d’université. Aux States, on se permet d’amples libertés « anti-cartésiennes », en disant sans rien en savoir que le darwinisme est pure spéculation quand la bible dit tout sur le mystère de la vie. Et pourquoi la bible ne serait-elle pas pure spéculation, elle aussi ?
On verra dans mes prochains articles que la science n’a pas pour vocation de remplacer le religieux qui affirmait tout savoir, jusqu’au mystère (de dieu) quand il ne savait pas. Le mystère n’existe pas, j’appelle ça « inscience ». Je ne prétends pas que l’homme doit ou peut tout savoir. Les scientifiques qui le disent sont des « scientistes », blouses blanches qui sont ma cible privilégiée avec les religieux. Le savoir ne peut que servir l’humanité, jamais l’asservir.
Donc, des deux sortes d’hommes que j’ai cités, je ne suis pas de ceux qui se satisfont de contempler le monde sans savoir ce qu’il voit. Socrate m’a soufflé de me connaître moi-même (donc le monde) et c’est le fil conducteur de ma vie. Il n’y a, hélas, qu’une seule Vérité -on n’y mettrait pas une majuscule. Ma vérité est mon mensonge, à l’intérieur de moi. La Vérité, c’est autre chose, comme l’intelligence selon Aristote, externe à l’homme (dans le ciel ?). Il peut seulement lui faire accueil quand elle se présente, avec la fulgurance qui lui est propre, et surtout ne pas la capitaliser comme il veut le faire pour tout. La Vérité est fuyante pour l’homme, à moins que ce ne soit l’inverse.
La science (cérébrale, pas technique) se fabrique pas à pas, en chutant quelque fois, c’est donc une poésie au sens étymologique du terme. Elle me plaît beaucoup plus que l’ésotérisme des copains qui repose sur du sable.
Lis ce livre que je t’ai cité, il parle du problème que se pose le général Amrou devant la grande bibliothèque d’Alexandrie quant à l’ordre qu’il à reçu d’Omar (le calife du Coran) et qui est d’éliminer tout ce qui va à l’encontre du Coran. C’est un plaidoyer pour la connaissance. Brûlera, brûlera pas ? Rien de cartésien, froid et rigide, que de la poésie et de l’amour du Vrai en toute simplicité. Un délice, je te le garantis et tu verras ainsi que je ne suis pas si rigide que tu ne le dis.
Alors faut-il rêver en soutenant que le carré est rond ou bien paraître rigide en disant qu’il est carré ? Qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui est faux ?
18 mai 2009 à 19 07 41 05415
De part mon métier je SAIS que celui qui affirme une chose avec force et conviction….a raison!!!!
Les arguments sur le fond n’ont le plus souvent que peu de poids par rapport à la forme!!
C’est de la com de base!!!
Tu prends Sarkosy c’est ça!!!!
C’est pour ça que je suis un Hitler en puissance….tout comme beaucoup de mes contemporains….
19 mai 2009 à 0 12 12 05125
C’est aussi dire qu’on a abusé sur la théorie pendant des lustres. Comme on fonctionne de manière pendulaire, on ne trouve jamais le juste milieu : un compromis entre le fond et la forme, entre l’objectif et le subjectif, entre le rationnel et l’irrationnel, entre le scientifique et la poétique, le yin, le yang. On ne marche pas ainsi. Ce qui me fait penser qu’on va vers un régime très autoritaire. Juste une question de temps.
24 mai 2009 à 2 02 45 05455
Cher Monsieur,
Votre blog parait interessant. J’y ai lu pas mal d’articles en effet. Mais, je trouve que votre pretention à avancer des arguments scientistes et feignant d’ignorer que la philosophie est un champ de batailles ou il n’y a ni vainqueurs ni vaincus achèvent de vous enfermer dans une logique bien definie qui se veut scientifique et absolue.Comme un article le mentionne si bien, la notion est de verité est équivoque.Et nul n’a le monopole de la Verité pas meme la science elle qui est basée sur des pré’supposés que nous admettons logiquement vrais sans pourtant en apporter la preuve formelle. Donc, tout parait relatif en ces temps d’incertitude; Et pour venir à votre conception de la science, comme Critère de Vérité, laissez moi vous laisser le soin de reflechir sur cette citation « La connaissance rationnelle est-elle au fond autre chose qu’une rationalisation graduelle de l’iirrationnel?(…).La découverte scientifique ne se ramène t elle pas à l’analyse,à une acquisition réalisée sur l’irrationnel assez souvent par l’intuition(Bergson), par peche en eau trouble (Claude Bernard) » Le Coran, Dalil Boubabkeur.Théologien et Penseur Musulman. Ancien Recteur de la Mosque de Paris.
NB IL n’y a pas que la Bible qui fait reference à Dieu, je vous mets au défi de mettre en doute l’authenticité et la veracité du Coran meme si je vous concède que la Bible et la Torah paraissent contenir des contre verités manifestes. Merci
24 mai 2009 à 11 11 52 05525
Bonjour,
Aucune prétention à avancer quoique ce soit, je ne vais pas me taire tout de même pour imperfection ou incomplétude. Dans l’article sur l ‘arche de Noé, « on » se pose des questions comme un enfant pourrait le faire quand il veut comprendre. Je ne m’enferme pas dans une logique scientifique absolue, j’avance pas à pas, à mon niveau de savoir, en me fixant un corps d’investigation. Si je me penche sur le Vrai et le Faux (je vous ferai remarquer que je ne conclue en rien, vous êtes parfaitement « libre » de placer les curseurs là où vous le voulez), c’est dû aux problèmes relationnels que je rencontre de mon vivant et bien concrètement : les gens mentent, se mentent, mentent collectivement, croient, ignorent en savants, s’arrangent avec leur mensonge qu’ils disent vérité. Une convention de vérité où il suffit de fantasmer sur une longueur d’onde collective à peu près commune pour croire que le nombre suffit à faire le Vrai..
Ai-je dit que la science possédait des monopoles ? Ce n’est qu’un ensemble structuré de connaissances qui se rapportent à des faits obéissant à des lois objectives (ou considérés comme tels) et dont la mise au point exige systématisation et méthode, point. Au sens large, vous lui devez plus qu’au Livre, même si vous prétendez le contraire. La chair prime sur l’idée ne vous déplaise. Il est vrai, et le bon scientifique le reconnaît, qu’il y a des vérités synthétiques fondées sur les a priori : la terre est ronde, je n’en suis pas sûr, je peux le croire mais tout aussi bien le nier. l’affirmé sans preuve est nié sans preuve. Je passerais cependant pour un cave si je soutenais qu’elle est plate. Mais vous pouvez le faire, ça ne tue pas plus que le ridicule. La science est faite pour éclairer, tout comme Torah et patacouette n’étaient que proto-science à nous guider un peu dans cette jungle intellectuelle nocturne. De même, les dogmes ne tiennent pas et il faudra trouver autre chose, un autre Copernic. Aujourd’hui, une fois l’aspect scientifique retiré aux livres saints, ils ne peuvent plus être mis sur le même registre. Pourquoi se faire affronter spirituel et rationnel ? N’est-ce pas une forme de totalitarisme ? Tout ceci ou rien cela. Le monde est complexe et notre fonctionnement pendulaire à exclure des pans entiers des choses qui ne nous « arrangent » pas nous mène aux crises de l’histoire. Il y a de la place pour les opposés ou supposés opposés.
« Et pour venir à votre conception de la science, comme Critère de Vérité ». Non, je ne l’ai jamais dit. Vous semblez haïr la science, vous en méfier et n’y rien assez comprendre pour qu’elle puisse vous être d’un quelconque secours. En « ces temps d’incertitude » comme vous dites, il y a des personnes qui tiennent à avancer sûrement, sans roue de secours ésotérique et obscure, ne spéculant pas sans cesse sur l’existence de l’âme. Le monde de la chair peut convenir amplement et point n’est besoin de se construire d’arrières-mondes.
Oui, le rationnel est une conquête sur l’irrationnel. Il est irrationnel que deux droites parallèles puissent se couper ! En physique quantique, elles le font ! Le cerveau devra intégrer ce fait comme rationalité faisable, possible. La science s’est fixée des bornes et c’est-ce qui semble vous gêner, elle ne se permet pas les fantaisies du prêtre ou de l’imam. Les résultats sont là et ce n’est qu’un début. 5000 ans de textes n’apportant que misère collective (je doute quant au salut individuel) contre 5 siècles de science naissante et ses chapelets d‘erreurs humaines. Je viendrai dans d’autres articles sur la prétention des hommes de science à vouloir tout résoudre par elle. On n’a pas à leur donner de blanc seing et à nous d’être vigilants, éclairés.
Pour ce qui est du Coran, je l’ai parcouru comme ça, n’étant pas musulman (ni quoi que ce soit d’ailleurs), car le fait religieux fait partie de cet univers. Qu’entendez-vous par authenticité ? Vous affirmeriez sans preuve qu’il ait bien été envoyé comme ça, plouf, par Allah le grand, à un illettré et analphabète qui passait par-là entre deux chèvres et quatre cailloux ? Aucune preuve que ce soit de simples allégations mystiques (on n’est plus à ça près) mais permettez-moi, SVP, de revendiquer mon droit le plus absolu à la mécréance. Pauvre Mahomet qui a dû pondre quelque verset de « sagesse », très rapidement couvert par les graphiti du tarré Abou Bakr, Omar n’étant que guère mieux. Le Coran est un tissu de stupidités masquant trois grains de bon sens. Le fait est qu’il fait plus de morts et de malheureux qu’il n’en sauve réellement, au sens où je l’entends. Je n’accorde pas plus de crédit à ce bouquin de papier qu’aux livres de science. A ce propos, il y avait ce blog d’un apostat anciennement musulman http://lecoran.over-blog.com/, qui ne fait que relever les aberrations et contradictions de cette compilation de textes bien humains. J’aurais en effet beaucoup de mal à prouver que l’ange Gabriel n’est que fantasme allégorique mais c’est-ce que je pense. Flap flap flap font ses petites ailes.
A l’heure du droit de l’homme, il peut, s’il le souhaite, continuer à affirmer que la terre est donc plate, que le soleil tourne autour de ce centre décidé par Dieu lui-même, que l’homme est sa créature chérie unique, qu’il l’a mis dans un enfer en lui promettant un paradis mais c’est pas sûr, que la chair, c’est mal et que l’âme, c’est bien. On peut se battre sur le libre-arbitre et la prédestination, il n’y a en effet ni vaincus ni vainqueurs dans ce genre de joute spéculative non plus.
24 mai 2009 à 12 12 57 05575
En tout cas, merci de m’avoir lu même si, comme je dis que vous devez haïr la science, vous me prêtez de ne point reconnaître l’irrationnel, qui n’a rien de systématiquement faux et vice-versa.
J’ai prévu, dès le montage de ce blog, un article sur la vision que Goethe a de la science. Voici un extract : « Au sens étroit, la science peut être définie comme une certaine recherche méthodique du savoir. Et donc comme une activité qui doit être jugée uniquement selon des normes épistémologiques. Pour Goethe, cette façon de voir est insuffisante ; elle néglige les aspects socio-historiques de « la science ». Goethe, s’oppose au scientisme et son désir de domination, et prévient sur cet enfermement qui ignore le fait que l’observateur massacre toujours l’objet qu’il examine. »
Vous le lirez, please. Vous me cernerez une aliquote de plus.
28 mai 2009 à 17 05 42 05425
Bonjour,
Je suis ravi que vous repondiez à mon commentaire qui du reste ne vous visait en tant que personne mais visait à la limite la personnalité du scientifique en vous.Je m’interressais à une certaine posture scientifique purement partisane et scientiste à outrance que certains veulent bien mettre en avant.Pour revenir à vos critiques ,disons à vos mises au point, car vous n’avez pratiquement point fait objet de critique philosophique ici.Vous reprenez à votre compte des assertions et des citations pour étayer des propos qui du reste sont toujours objets de discussion de la part des philosophes contemporains et de grands épistemologues.En ce qui me concerne, sachez que je suis amoureux de la science;J’ai toujours suivi un cursis scientifique dans ma vie.Je ne suis pas aussi religieux comme vous pensez le croire mais je ne suis point athée. Il est de votre droit de vous reclamer athée. Après tout, on est dans un pays de Droit non dans lequel chacun est libre de croire ce qu’il veut sans pour autant qu’il porte atteinte à la croyance d’autrui.Pourtant,au risque de me tromper, vous semblez avoir franchi la ligne rouge quand vous vous amusez à tenir de tels propos à l’endroit de ce qui ont fait le choix d’adhérer au culte de l’Islam ou du Christianisem.Celà dit, il me plairait volontiers de refuter un certain nombre de vos assertions mais dans un avenir proche. Mais je vous laisserai le soin de lire ces quelques arguments d’autorité qui meme si ils ne font pas preuves formelles demeurent des idée-exemples fortes d’argumentation. Je vous inviterai amicalement à me lire comme je vous lis parfois sur http://www.saiigain.wordpress.com. A bientot
It is usually common to hear Islam from the viewpoint of Muslim alone; It is hardly commonplace to hear it from the point of view of Non-Muslims. In this series of quotations, I would like all my readers to ponder over the sincere meanings of the message delivered by the following religious leaders, state leaders, influential writers, intellectual personalities, historians, scientists, and so on. The essential message which underlies their thought is to call Mankind to be humble and tolerant towards the religious beliefs. If some people did not find the release they seek for during their own religious search for Truth in a particular belief, other people might already have found it in the Islamic faith Therefore, it remains as our duty to respect their faith and their choice.
At the age of 70 Goethe writes (Notes and Essays to the Divan, WA I, 17, 153) that he intends « to celebrate respectfully that night when the Prophet was given the Koran completely from above » He also wrote: « No one may wonder about the great efficiency of the Book. That is why it has been declared as uncreated by real admirers » and added to it: « This book will eternally remain highly efficacious/effective » (WA I, 7, 35/36)
Goethe says:
« Whether the Koran is of eternity?
I don’t question that!…
That it is the book of books
I believe out of the muslim’s duty. »
In another poem of the « Divan » Goethe says:
If Islam means submission to God,
We all live and die in Islam. »
When in 1831 the cholera appeared and killed many people he consoled a friend: « Here no one can counsil the other; each one has to decide on his own. We all live in Islam, whatever form we choose to encourage ourselves. » (Letter to Adele Schopenhauer, 19.9.1831, WA IV, 49, 87)
In December 1820 Goethe wrote thanks for the gift of a book of aphorisms of his friend Willemer and says: « It fits … with every religious-reasonable view and is an Islam to which we all have to confess sooner or later. » (WA IV, 34, 50)
« That philosophical system of the mohammedan people is an excellent measure which one can apply spirit because it indicates for man the unity within his own self. » (Noten und Abhandlungen zum West-stlichen Divan, chapter Mahmud von Gasna, WA I, 7, 42) Goethe tells about the difference between a prophet and a poet and the confirmation of Muhammad – may Allah bless him and give him peace! – as a prophet: « He is a prophet and not a poet and therefore his Koran is to be seen as a divine law and not as a book of a human being, made for education or entertainment. » (Noten und Abhandlungen zum West-stlichen Divan, WA I, 7, 32)
Goethe said :
« Jesus felt pure and calmly thought
Only the One God;
Who made himself to be a god
Offends his holy will.
And thus the right(ness) has to shine
What Mahomet also achieved;
Only by the term of the One
He mastered the whole world »
Maurice Bucaille:
This observation is of prime importance, since in the West, Jews, Christians and atheists are unanimous in stating (without a scrap of evidence however) that Muhammad (peace be upon him) wrote the Qur’an or had it written as an imitation of the Bible. It is claimed that stories of religious history in the Qur’an resume Biblical stories. This attitude is as thoughtless as saying that Jesus Himself duped His contemporaries by drawing inspiration from the Old Testament during His preaching: the whole of Matthew’s Gospel is based on this continuation of the Old Testament, as we have indeed seen already.
The best reply to the misconception that Islam was spread by the sword is given by the noted historian De Lacy O’Leary in the book “Islam at the cross roads” (Page 8):
“History makes it clear, however, that the legend of fanatical Muslims sweeping through the world and forcing Islam at the point of the sword upon conquered races is one of the most fantastically absurd myths that historians have ever repeated.”
The famous historian, Thomas Carlyle, in his book “Heroes and Hero worship”, refers to this misconception about the spread of Islam: “The sword indeed, but where will you get your sword? Every new opinion, at its starting is precisely in a minority of one. In one man’s head alone. There it dwells as yet. One man alone of the whole world believes it, there is one man against all men. That he takes a sword and tries to propagate with that, will do little for him. You must get your sword! On the whole, a thing will propagate itself as it can.”
David Emile Durkleim says » Muhammed is one of the prophets of the biblical line »
Dr. Joseph Adam Pearson rightly says, “People who worry that nuclear weaponry will one day fall in the hands of the Arabs, fail to realize that the Islamic bomb has been dropped already, it fell the day MUHAMMAD was born”.
Lamartine’s tribute to the Prophet:
Lamartine, the celebrated historian says: « If greatness of purpose, smallness of means and astounding results are the three criteria of human genius, who could dare to compare any great man in modern history with Muhammad? The most famous men created arms, laws and empires only. They founded, if anything at all, no more than material powers which often crumbled away before their eyes.
« This man moved not only armies, legislations, empires, peoples and dynasties, but millions of men in one-third of the then inhabited world; and more than that, he moved the altars, the gods, the religions, the ideas, the beliefs and souls… his forbearance in victory, his ambition, which was entirely devoted to one idea and in no manner striving for an empire; his endless prayers, his mystic conversations with God, his death and his triumph over death; all these attest not to an imposture but to a firm conviction which gave him the power to restore a dogma.
« This dogma was twofold, the unity of God and the immateriality of God; the former telling what God is, the latter telling what God is not; the one overthrowing false gods with the sword, the other starting an idea with the words.
« Philosopher, orator, apostle, legislator, warrior, conqueror of ideas, restorer of rational dogmas, of a cult without images, the founder of twenty terrestrial empires and of one spiritual empire, that is Muhammad. As regards all the standards by which human greatness may be measured, we may ask, is there any man greater than he? » (Lamartine, Histoire de la Turquie, Paris, 1854, Vol. II, pp. 276-277)
« If greatness of purpose, smallness of means and astounding results are the three criteria of human genius, who could claim to compare any great man in modern history with Muhammad? »
(Histoire de la Turquie,
Gandhi:
« I become more than ever convinced that it was not the sword that won a place for Islam in those days. It was the rigid simplicity, the utter self-effacement of the Prophet, the scrupulous regard for pledges, his intense devotion to his friends and followers and his intrepidity, his fearlessness, his absolute trust in God and in his own mission. These and not the sword carried everything before them and surmounted every obstacle”.
(Young India, 1922).
1855).
George Bernard Shaw:
« I believe that if a man like him were to assume the dictatorship of the modern world, he would succeed in solving the problems in a way that would bring the much needed peace and happiness. Europe is beginning to be enamored of the creed of Muhammad. In the next century it may go further in recognizing the utility of that creed in solving its problems. »
(A Collection of writing of some of the eminent scholars, 1935).
Bill Clinton:
« So I ask you again to rededicate yourselves in this coming year to
making sure that others in this country truly understand and appreciate the faith you embrace, its practices, its beliefs, its precepts and its inclusive humanity… The Koran also teaches, in addition, to the fact that we should do unto others as we wish to have done to us, and reject for others what we would reject for ourselves, but we should also make a commitment to live in peace… »
Tony Blair: Qur’an Inspired Me
« If you read the Koran, it is so clear… the concept of love and fellowship as the guiding spirits of humanity »
The essential and definite element of my conversion to Islam was the Qur’an. I began to study it before my conversion with the critical spirit of a Western intellectual… There are certain verses of this book, the Qur’an, revealed more than thirteen centuries ago, which teach exactly the same notions as the most modern scientific researches do. This definitely converted me.288 (Ali Selman Benoist, France, Doctor of Medicine)
Everything made so much sense. This is the beauty of the Qur’an; it asks you to reflect and reason… When I read the Qur’an further, it talked about prayer, kindness and charity. I was not a Muslim yet, but I felt the only answer for me was the Qur’an and Allah had sent it to me.286 (Yusuf Islam [Cat Stevens], former British pop star)
I am not a Muslim in the usual sense, though I hope I am a « Muslim » as « one surrendered to God, » but I believe that embedded in the Quran and other expressions of the Islamic vision are vast stores of divine truth from which I and other occidentals have still much to learn, and « Islam is certainly a strong contender for the supplying of the basic framework of the one religion of the future. »287 (From the book Islam and Christianity Today)
Napolean Bonaparte as Quoted in Cherfils, ‘Bonaparte et Islam,’ Paris, France, pp. 105, 125.
« Moses has revealed the existence of God to his nation. Jesus Christ to the Roman world, Muhammad to the old continent…
« Arabia was idolatrous when, six centuries after Jesus, Muhammad introduced the worship of the God of Abraham, of Ishmael, of Moses, and Jesus. The Ariyans and some other sects had disturbed the tranquility of the east by agitating the question of the nature of the Father, the son, and the Holy Ghost. Muhammad declared that there was none but one God who had no father, no son and that the trinity imported the idea of idolatry…
« I hope the time is not far off when I shall be able to unite all the wise and educated men of all the countries and establish a uniform regime based on the principles of Qur’an which alone are true and which alone can lead men to happiness. »
The strength of the Koran is that a Muslim, or anyone, can open it to any page and get a message dealing with life’s meaning.290 (The well-known theologian John Esposito).
I have read the Sacred Scriptures of every religion; nowhere have I found what I encountered in Islam: perfection. The Holy Qur’an, compared to any other scripture I have read, is like the Sun compared to that of a match. I firmly believe that anybody who reads the Word of Allah with a mind that is not completely closed to Truth, will become a Muslim.289 (Saifuddin Dirk Walter Mosig)
Bertrand Russel in ‘History of Western Philosophy,’ London, 1948, p. 419.
« Our use of phrase ‘The Dark ages’ to cover the period from 699 to 1,000 marks our undue concentration on Western Europe…
« From India to Spain, the brilliant civilization of Islam flourished. What was lost to christendom at this time was not lost to civilization, but quite the contrary…
« To us it seems that West-European civilization is civilization, but this is a narrow view. »
H.G. Wells
« The Islamic teachings have left great traditions for equitable and gentle dealings and behavior, and inspire people with nobility and tolerance. These are human teachings of the highest order and at the same time practicable. These teachings brought into existence a society in which hard-heartedness and collective oppression and injustice were the least as compared with all other societies preceding it….Islam is replete with gentleness, courtesy, and fraternity. »
Dr. William Draper in ‘History of Intellectual Development of Europe’
« During the period of the Caliphs the learned men of the Christians and the Jews were not only held in great esteem but were appointed to posts of great responsibility, and were promoted to the high ranking job in the government….He (Caliph Haroon Rasheed) never considered to which country a learned person belonged nor his faith and belief, but only his excellence in the field of learning. »
Edward Montet, ‘La Propagande Chretienne et ses Adversaries Musulmans,’ Paris 1890. (Also in T.W. Arnold in ‘The Preaching of Islam,’ London 1913.)
« Islam is a religion that is essentially rationalistic in the widest sense of this term considered etymologically and historically….the teachings of the Prophet, the Qur’an has invariably kept its place as the fundamental starting point, and the dogma of unity of God has always been proclaimed therein with a grandeur a majesty, an invariable purity and with a note of sure conviction, which it is hard to find surpassed outside the pale of Islam….A creed so precise, so stripped of all theological complexities and consequently so accessible to the ordinary understanding might be expected to possess and does indeed possess a marvelous power of winning its way into the consciences of men. »
Simon Ockley in ‘History of the Saracens’.
“A rugged, strife-torn and mountaineering people…were suddenly turned into an indomitable Arab force, which achieved a series of splendid victories unparalleled in the history of nations, for in the short space of ninety years that mighty range of Saracenic conquest embraced a wider extent of territory than Rome had mastered in the course of eight hundred.”
Phillip Hitti in ‘Short History of the Arabs.’
« During all the first part of the Middle Ages, no other people made as important a contribution to human progress as did the Arabs, if we take this term to mean all those whose mother-tongue was Arabic, and not merely those living in the Arabian peninsula. For centuries, Arabic was the language of learning, culture and intellectual progress for the whole of the civilized world with the exception of the Far East. From the IXth to the XIIth century there were more philosophical, medical, historical, religiuos, astronomical and geographical works written in Arabic than in any other human tongue. »
Carra de Vaux in ‘The Philosophers of Islam,’ Paris, 1921.
« Finally how can one forget that at the same time the Mogul Empire of India (1526-1857 C.E.) was giving the world the Taj Mahal (completed in 1648 C.E.) the architectural beauty of which has never been surpassed, and the ‘Akbar Nameh’ of Abul Fazl: « That extraordinary work full of life ideas and learning where every aspect of life is examined listed and classified, and where progress continually dazzles the eye, is a document of which Oriental civilization may justly be proud. The men whose genius finds its expression in this book were far in advance of their age in the practical art of government, and they were perhaps in advance of it in their speculations about religious philosophy. Those poets those philosophers knew how to deal with the world or matter. They observe, classify, calculate and experiment. All the ideas that occur to them are tested against facts. They express them with eloquence but they also support them with statistics. »…the principles of tolerance, justice and humanity which prevailed during the long reign of Akbar. »
Marcel Clerget in ‘La Turquie, Passe et Present,’ Paris, 1938.
« Many proofs of high cultural level of the Ottoman Empire during the reign of Suleiman the Magnificent are to be found in the development of science and law; in the flowering of literary works in Arabic, Persian and Turkish; in the contemporary monuments in Istanbul, Bursa, and Edirne; in the boom in luxury industries; in the sumptuous life of the court and high dignitaries, and last but not least in its religious tolerance. All the various influences – notably Turkish, Byzantine and Italian mingle together and help to make this the most brilliant epoch of the Ottomans. »
Thomas Arnold in ‘The Call to Islam.’
« We have never heard about any attempt to compel Non-Muslim parties to adopt Islam or about any organized persecution aiming at exterminating Christianity. If the Caliphs had chosen one of these plans, they would have wiped out Christianity as easily as what happened to Islam during the reign of Ferdinand and Isabella in Spain; by the same method which Louis XIV followed to make Protestantism a creed whose followers were to be sentenced to death; or with the same ease of keeping the Jews away from Britain for a period of three hundred fifty years
James Addison in ‘The Christian Approach to the Moslem,’ p. 35.
« Despite the growth of antagonism, Moslem (Muslim) rulers seldom made their Christian subjects suffer for the Crusades. When the Saracens finally resumed the full control of Palestine the Christians were given their former status as dhimmis. The Coptic Church, too had little cause for complaint under Saladin’s (Salahuddin) strong government, and during the time of the earlier Mameluke sultans who succeeded him the Copts experienced more enlightened justice than they had hitherto known. The only effect of the Crusaders upon Egyptian Christians was to keep them for a while from pilgrimage to Jerusalem, for as long as the Frank were in charge heretics were forbidden access to the shrines. Not until the Moslem victories could they enjoy their rights as Christians. »
Muhammad Marmaduke Pickthall in his 1927 Lecture on ‘Tolerance in Islam,’ Madras, India.
« In the eyes of history, religious toleration is the highest evidence of culture in a people….It was not until the Western nations broke away from their religious law that they became more tolerant, and it was only when the Muslims fell away from their religious law that they declined in tolerance and other evidences of the highest culture. Before the coming of Islam it (tolerance) had never been preached as an essential part of religion…
« If Europe had known as much of Islam, as Muslims knew of Christendom, in those days, those mad, adventurous, occasionally chivalrous and heroic, but utterly fanatical outbreak known as the Crusades could not have taken place, for they were based on a complete misapprehension…
« Innumerable monasteries, with a wealth of treasure of which the worth has been calculated at not less than a hundred millions sterling, enjoyed the benefit of the Holy Prophet’s (Muhammad’s) Charter to the monks of Sinai and were religiously respected by the Muslims. The various sects of Christians were represented in the Council of the Empire by their patriarchs, on the provincial and district council by their bishops, in the village council by their priests, whose word was always taken without question on things which were the sole concern of their community…
« The tolerance within the body of Islam was, and is, something without parallel in history; class and race and color ceasing altogether to be barriers
Sir John Bagot Glubb
“Khalif (Caliph) Al-Ma’mun’s period of rule (813 – 833 C.E.) may be considered the ‘golden age’ of science and learning. He had always been devoted to books and to learned pursuits. His brilliant mind was interested in every form of intellectual activity. Not only poetry but also philosophy, theology, astronomy, medicine and law all occupied his time.”
“By Mamun’s time medical schools were extremely active in Baghdad. The first free public hospital was opened in Baghdad during the Caliphate of Haroon-ar-Rashid. As the system developed, physicians and surgeons were appointed who gave lectures to medical students and issued diplomas to those who were considered qualified to practice. The first hospital in Egypt was opened in 872 AD and thereafter public hospitals sprang up all over the empire from Spain and the Maghrib to Persia.”
On the Holocaust of Baghdad (1258 C.E.) Perpetrated by Hulagu:
“The city was systematically looted, destroyed and burnt. Eight hundred thousand persons are said to have been killed. The Khalif Mustasim was sewn up in a sack and trampled to death under the feet of Mongol horses.
“For five hundred years, Baghdad had been a city of palaces, mosques, libraries and colleges. Its universities and hospitals were the most up-to-date in the world. Nothing now remained but heaps of rubble and a stench of decaying human flesh.”
Captain Cousteau told of the event that had caused him to become a
Muslim, as follows:
« In 1962 German scientists said that the waters of the Red Sea
and the Indian Ocean did not mix with each other in the Strait
of Bab-ul-Mandab where the Aden Bay and the Red Sea join. So we
began to examine whether the waters of the Atlantic Ocean and the
Mediterranean mixed with each other. First we analyzed the water
in the Mediterranean to find out its natural salinity and density,
and the life it contained. We repeated the same procedure in the
Atlantic Ocean. The two masses of water had been meeting each
other in the Gibraltar for thousands of years. Accordingly, the
two masses of water must have been mixing with each other and
they must have been sharing identical, or, at least, similar
properties in salinity and density. On the contrary, even at
places where the two seas were closest to each other, each mass
of water preserved its properties. In other words, at the point
where the two seas met, a curtain of water prevented the waters
belonging to the two seas from mixing. When I told Professor
Maurice Bucaille about this phenomenon, he said that it was no
surprise and that it was written clearly in Islam’s Holy Book,
the Qur’an al-karim. Indeed, this fact was defined in a plain
language in the Qur’an al-karim. When I knew this, I believed in
the fact that the Qur’an al-karim was the ‘Word of Allah’. I chose
Islam, the true religion. The spiritual potency inherent in the
Islamic religion gave me the strength to endure the pain I had
been suffering for the loss of my son. »
George W. Bush:
« It’s [the Qur'an is] a very thoughtful gift. »
Michael H. Hart of USA, compiled a ranking list of the 100 most influential persons in the history of the entire humanity, who authored book “The 100 most influential persons », published in 1978 by Hart Publishing Company Inc. He ranked Muhammad peace and blessings of Allaah be upon him, as the number one, at the top of his list.
Following are brief excerpts from the chapter on Muhammad peace and blessings of Allaah be upon him.
“My choice of Muhammad to lead the best of the world’s most influential persons may surprise some readers and may be questioned by others, but he was the only man in history who was supremely successful on both the religious and secular levels.
Of humble origins, Muhammad founded and promulgated one of the world’s great religions, and became an immensely effective political leader. Today thirteen centuries after his death, his influence is still powerful and pervasive.
The majority of the persons in this book had the advantage of being born and raised in centers of civilization, highly cultured or politically pivotal nations. Muhammad, however, was born in the year 570, in the city of Mecca, in southern Arabia, at that time a backwards area of the world, far from the centers of trade, art and learning. Orphaned at the age of six, he was reared in modest surroundings. Islamic tradition tells us that he was illiterate.”
“When Muhammad died, in 632, he was the effective ruler of all of Southern Arabia”.
About the rapid spread of Islaam which continued after the demise of Muhammad, Michael Hart writes that the lands that accepted Islaam included ”The Northeast of Arabia the larger Neo-Persian Empire of Sassamids; to the northwest bay Byzantine, or Eastern Roman Empire, centered in Constantinople . . . all of Mesopotamia, Syria and Palestine.”
“By 711, North Africa, to the Atlantic Ocean, then the Visigoth Kingdom of Spain . . . stretching from the boarders of India to the Atlantic Ocean, the largest empire that the world had yet seen”.
28 mai 2009 à 18 06 51 05515
Je vous remercie pour l’extrait en anglais mais, imparfait que je suis, je ne le lis pas facilement, aussi n’aurais-je pas eu tout le bénéfice de votre réponse. Je n’ai cru saisir qu’une chose : du prosélytisme pour un homme et sa bande de pillards qui ont, certes, fait de grandes conquêtes territoriales mais qui, surtout, portent la mort à foison. J’ai l’impression que l’on cherche à me vendre quelque chose quand je ai besoin de pas beaucoup. On peut vraiment se passer de croyance monothéiste autant que des polythéistes. Ma religion est sans dieu : athée.
Vous n’avez pas compris que je m’intéressais aux choses du monde, quelqu’elles soient, sans pour autant en faire crédit. L’humanité n’a que sept ans d’âge mental et je n’ai pas à admirer ses « grands » personnages qui paraîtront bien puérils dans mille ou dix-mille ans. Allez, on ne leur en voudra pas plus qu’on ne peut en vouloir à Platon d’avoir dit tant d’âneries. Tout me passionne, je n’adhère pas forçement.
L’Islam fut grande du temps des califes de Baghdad ou d’Al Andalus. J’aime son Xème siècle hispanique, j’en hais le XIIème. Ah, les hommes et leurs empires ! Quelle fierté misérable. Que les Vandales aient disparu n’est pas mieux que s’ils avaient survécu. Qu’est-ce que ça change ? Ah leurs entreprises ! Mesquines et cupides. Et Cousteau me donnerait des leçons ? de fachisme oui. Bon sous la mer, que vaut-il en dehors ? Bon dans son oeuvre, que vaut l’écrivain en dehors ? Est-ce un saint ? Il picole et bat sa femme. Et Bush ? alors là Arf Arf. Mon anglais est trop nul.
Non, je n’ai pas honte d’affirmer ma religiophobie. D’autant plus que l’association de malfaisants chrétiens et musulmans voudrait nous imposer la non-critique de la religion. Ben merde alors, manquerait plus que ça ! Anti-christianique, anti-islamique, anti-judaïque et anti-indouiste comme anti-boudhiste… anti-parti politique, anti-Etat, anti-dogme, anti-doctrine sacrée, anti-scientiste, anti-vaste-connerie des humains trop inhumains.
Quand le monde sensible sera devenu vivable et beau, je suivrais votre morale et vos précepts. En attendant, je les rejette tout entiers. Désolé de vous répondre ainsi mais quand on essaye de me refourguer un fétiche en plastoc qui ne fonctionne pas, je me rétracte pour mieux rentrer dedans.
Enfin, pour le cas très singulier de Jésus, on n’est pas certain qu’il ait bien vécu. De toute façon, le fait de faire naître le christianisme en l’an zéro quand le mec en question serait né quelques années avant si l’on veut un peu de cohérence ; le fait de rendre chrétien un mec mort juif ; le fait qu’une secte pas mieux que les autres, qu’elle traitait d’hérétiques, l’ait emporté de manière assassine en suprimant les autres physiquement ; le fait que cette secte fasse perdurer le monde horrible de César jusqu’à maintenant… tout cela me conforte dans ma vision simplificatrice des choses de ce monde. Pas de religion, la liberté totale, à l’instar du marquis de Sade. Grrr ! Vanitas vanitatis.
30 mai 2009 à 2 02 10 05105
Bonsoir,
Ben, je constate encore une fois que vous ne faites point d’effort critique.Vous rejetez systématiquement des arguments avancés sans pour autant prendre le temps de les evaluer de façon attentive. Vous devrez vous remettre à l’anglais, cher athée. Car de toutes ces references d autorité, vous n’avez mais absolument point saisi la sagesse et la philosophie de ces auteurs. En plus, vous semblez avoir un veritable problème d’argumentation logique.Peut etre, est ce due à votre Ego démesuré ? Serait ce possible que vous ayez été objet,victime d’une experience religieuse douleureuse voire traumatisante au cours de votre vie ou durant l’enfance? En tout cas, j’aimerai bien que vous usez de reflexion critique serieuse sinon ces mots seraient peut etre les derniers de ma part. Et un vrai athée, n a l’esprit fermé à toute nouvelle idée ou ancienne et laisse le champ des options et des possibilités ouvert. Pour ce qui est de l’Islam, informez vous en lisant des ouvrages de reference ecrits et a la fois par les musulmans et les « orientalistes » epris de verite et critiques. A bientot
30 mai 2009 à 20 08 44 05445
Merci pour ce commentaire;Toutefois, vos propos restent toujours sujets à discussion.Par ailleurs, ils n’engagent que vous.Vous etes libre de vous exprimer comme bon vous semble.Après tout, nous sommes dans un Etat de Droits ou “sommes supposés l’etre”.A bientot
26 juin 2009 à 8 08 56 06566
salut alzaz,
ça fait un bail que j’ai pas de tes news.Alors tu dis quoi meme (expression voulant dire quels sont les news?)? au fait, je voudrais te parler de quelque chose.Peux tu me laisser ton email ou msn ou yahoo sur mon blog.D’avance merci au niveau de « about »
26 juin 2009 à 20 08 13 06136
Salut Saiigain. On peut dire que ça peut aller.
Je passe te voir.
15 juillet 2009 à 16 04 17 07177
En écho à cet échange, je viens de publier un billet qui pourrait vous intéresser. Intitulé « le vrai du faux ».
15 juillet 2009 à 22 10 07 07077
J’ai été lire mais je le ferai mieux demain. Bonsoir.